J'aurais même pu parler des diagnostics... Un jour... un soupçon... On se rend bien compte que quelque chose est différent chez notre enfant. Il ne fait pas comme les autres, développe des talents surprenants... Ca interpelle. Début de l'école. Développement surprenant. Alertes des professeurs des écoles. 

Pendant un temps, on refuse de croire, on refuse de voir. Et puis on se lance, on veut demander un avis. Selon l'âge, le pédiatre ou le médecin généraliste sont un bon point de départ. C'est parti, on commence le calvaire de la prise de RDV. Oui, parce que c'est un calvaire. Les professionnels sont surchargés, les délais d'attente sont longs, on se trompe, on ne s'adresse pas à la bonne personne, on recommence un délai d'attente. Pendant ce temps, les difficultés s'accumulent. En attendant, n'hésitez pas à solliciter un PPRE aux enseignants.

Et puis un premier fil est tiré... Les dys, c'est formidable, ça vient rarement seul. Au fur et à mesure des RDV, de nombreux parents découvrent un nouveau mot, un nouveau pouvoir magique1

Le diagnostic est ensuite validé par un médecin, un neuropsychiatre, un neuropédiatre.

Et là commence le suivi. Si on a de la chance, qu'on n'habite pas trop loin d'une grande ville, on peut encore trouver de l'aide pour aider son enfant, en libéral ou en CMP. Mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas.

Ensuite viennent les aménagements à l'école : c'est le PAP. L'école inclusive permet de scolariser tous les enfants en milieu ordinaire en leur permettant l'équité en proposant des aménagements (outils numériques, consignes à l'oral, etc, je vous renvoie pour cela au document disponible sur Eduscol qui servira de base aux enseignants)

Pour certains, un dossier sera monté auprès de la MDPH et débouchera peut-être sur un PPS. et une aide financière, parce que je ne vous cache pas que le suivi coûte cher, il faut pouvoir suivre. Encore que cela dépende du trouble. Certains iront voir l'orthophoniste : c'est remboursé par la sécurité sociale. Mais si vous avez besoin d'un ergothérapeute ou d'un psychologue, il faudra sortir le porte-monnaie. Ce qu'il faut se dire, c'est qu'on "investit" sur son enfant : on va lui permettre d'ouvrir son horizon, s'épanouir.

Bon courage à tous les parents et à tous les enfants qui commencent sur le chemin, je vous souhaite d'y découvrir vos forces et d'apprendre à connaître votre fonctionnement pour vous épanouir. Si vous avez un doute, vous pouvez demander leur avis aux enseignants de votre enfant.

 

1 : j'aime parler de pouvoir magique car à chaque dys correspond des talents !